Du jazz, du jazz, encore du jazz

Du jazz, du jazz, encore du jazz - Léonard Paprika

La musique est belle si on l'aime, elle crée une symphonie particulière et une belle harmonie. Elle a beaucoup de styles, du funk au pop, du rock au R&B, en passant par le soûl. Il y a aussi le jazz ! Le croisement entre le blues et la musique européenne. Une musique métissée empreinte de cultures africaines et occidentales, le grand melting-pot musical au rendez-vous du donner et du recevoir.

J'aimais le jazz, j'étais inspiré par cette musique afro-américaine, négrospirituals et son caractère improvisé m'allait à ravir. Je passais mes temps libres à m'y accorder, m'essayant aux grands tubes de Louis Armstrong, Ben Webster et tant d'autres encore. J'avais l'habitude d'aller à l'angle d'une rue où se trouvaient un magasin d'art et une agence réception de courrier Montréal, là où les touristes venaient chercher leur colis. J'ouvrais ensuite mon sac, le jetais par terre, en sortais ma guitare, l'accordais et débutais ma partie de plaisir sous les ovations de mon petit public.

Un jour, alors que je finissais de m'adonner à ma petite partie de plaisir, un homme en costume noir très élégant s'approcha de moi, et me posa la question, si je voulais participer au festival international de jazz de Montréal. Je connaissais ce festival, j'y allais chaque année en tant que spectateur dans les concerts à ciel ouvert, mais qu'on me demande d'y participer, je n'aurai jamais cru.

L'homme travaillait en fait pour un studio d’enregistrement et en vue du festival international de jazz qui s'approchait, son employeur avait eu une idée. Le festival était en juillet, et en plus des concerts en plein air avec des artistes de renommée, il créait des activités périphériques. Dans ce registre, ils envisageaient de faire jouer de jeunes talents dans les lieux publics environnants.

Je saisissais inconditionnellement cette chance qui s'offrait à moi, on s'échangeait nos coordonnées et j'attendais son coup du fil. Deux jours avant le grand événement de juillet, il m'appela pour me fixer un rendez-vous, afin que les autres artistes et moi, puissions bien nous organiser. Je ne réalisais pas ce qui m’arrivait, jusqu'au jour, où je montais sur scène devant plus de 500 personnes. C'était l'extase totale, le summum du bonheur, je vaincu mon trac et me produisit devant ce magnifique public diversifié.

J'aime le jazz, ce jour-là, il y a deux ans, a été le meilleur de ma vie, une grosse apothéose de mon talent que j'exprimais avec tout le plaisir du monde.