Voyage vers la terre de mes rêves

Voyage vers la terre de mes rêves - Léonard Paprika

Récemment, j’ai reçu un ordre de mission de trois jours au Maroc, cette ville qui m’a toujours fasciné, la destination de rêve. Mais hélas ! Je n’y vais non pas pour passer des vacances, seulement pour travailler. Mais qu’importe, une grande excitation m’envahit à l’idée de penser à la destination. Ainsi, plus motivé que jamais, je prépare les documents, je fais un briefing, emballe mes affaires et hop ! Prêt à partir. Le départ fut prévu en fin de journée, je me dépêche donc de mettre en place les affaires restantes au bureau, avise ma secrétaire de reporter quelques rendez-vous sur les trois jours à venir et de confirmer la réservation de l’hôtel. Tout est fin prêt, je file dans un taxi direction l’aéroport avec tout juste le strict nécessaire pour ne pas trop m’encombrer avec les bagages. Déjà que j’emmène deux mallettes pleines de dossiers divers. Arrivé à l’aéroport, je viens d’apprendre que mon vol aura quelques heures de retard dû aux intempéries dans la région, je décide donc d’attendre dans le café où je profite du Wifi pour aviser mon frère de mon départ et pour qu’il s’occupe du chien pendant mon absence. Quelque temps après, j’entends l’hôtesse invitant les passagers à se présenter à l’embarquement. Il était temps, moi qui avais hâte d’arriver dans cette ville de rêve. L’embarquement fut plus rapide que d’habitude, mais une certaine tension était palpable chez les voyageurs, surement à cause du retard. Et je lisais sur certains visages, un mécontentement suivi de marmonnements qui me faisaient presque rigoler. Enfin installé, l’avion décolle et il m’a fallu juste quelque temps pour m’endormir, un sommeil profond, si profond que je ne me réveillais qu’à deux minutes de l’atterrissage. Contrairement à l’embarquement, le débarquement fut très long, une fouille minutieuse de tous les passagers est enclenchée à la douane, peut-être, ils suspectent un truc louche sur les passagers ou tout simplement que c’est la procédure. Mais bon, il a fallu plus d’une demi-heure pour que j’arrive enfin à sortir de l’aéroport tout épuisé du vol. La navette de l’hôtel attendait les passagers sur le parking, et grande fut ma surprise quand je découvris que près du quart des passagers de mon vol seront dans le même hôtel que moi. Mais qu’à cela ne tienne, je fus ravi de sentir cet air chaud du continent. Par ailleurs, le trajet fut court, nous étions accueillis par des danseuses orientales, sorties de par le rideau extérieur terrasse, une entrée digne d’un Pacha dans cet hôtel de prestige, décoré aux couleurs sable et des gens de services arborant des tenues traditionnelles du pays. Ah ! Si seulement, c’était les vacances !